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LOW JACK-
FR. Techno / Noise
(Editions Gravats / Modern Love / L.I.E.S)

√  Samedi 19 Novembre
Les Trinitaires, Metz, 20h30

Evénement Facebook

√  Line-Up
 LindstromFujiya & Miyagi / Duchess Says / Omar Di Bongo / Piotr Kurek

Billetterie

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Le credo de Low Jack, c’est avant tout de sortir des sentiers battus, de prendre le contrepied des tendances, de ne jamais être là où on l’attend – en bref, d’affirmer une identité qui lui est propre et de ne pas céder au goût du jour. A cet égard, son disque Garifuna Variations (L.I.E.S., 2014), émulant la musique d’une peuplade insulaire des Caraïbes, était une vraie réussite. C’est le même souci de briser les codes qui caractérise Editions Gravats, le label qu’il a monté avec son compadre breton Jean Carval et dont les trois premières sorties (GravatsZaltanBlack Zone Myth Chant) tombent à point nommé pour déjouer les conventions d’une scène technoise devenue trop routinière.

 Low Jack s’est imposé avant tout par sa singularité: un pied dans le clubbing, l’autre dans l’expérimentation abstraite. Ses influences? Côté pile: les années acid-indus’ de Bunker Records, les déflagrations sinusoïdales de Pan Sonic, la techno désaxée de Cristian Vogel, le groove ésotérique et salace de George Issakidis, la ghetto house à la Dance Mania, le hip-hop East Coast et tous ces reliquats funk « tombés du camion ». Côté face: le noise à gros bras, la transe ethno-chamanique, l’improvisation free-punk, l’ambient post-industriel, la drone music ou le power electronics. Mais certainement pas cette club music bien dans les clous, conventionnelle et un peu bourrine sur les bords, qu’il joue parfois dans ses sets mais se sent bien incapable de produire.
Quant à ses propres productions, si elles sont le plus souvent bâties autour de la frénésie rythmique, elles tendent plutôt vers l’introspection et le deep listening, puisant leur capacité d’envoûtement dans ses racines d’Amérique Centrale.

 Percussions obsessionnelles, grondement sourd d’un moteur, venin des stridences, fréquences hélicoïdales… La musique de Low Jack n’a plus grand chose à voir avec de la techno, mais s’apparente de plus en plus à une transe primitive et organique où des polyrythmies afro-cubaines se seraient substituées au métronome des BPM.

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